Accueil
KATRINA - Isle de Jean Charles, Louisiane
Almanach interculturel
De ma main gauche
Je, au-delà
Auteurs Titres
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 , A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Shinobi no go-ryokô

Michel Guillemot


Shinobi no go-ryokô
Journal de voyage amoureux
paru en mai 2007
12,6 x 13,5 cm, 60 pages
isbn : 978-2-914688-60-4
prix public : 6,50 €
poids : 63 g

Présentation :

En ouverture, on apprend que le titre de ce livre est extrait de Kwaidan ou Histoire et études de choses étranges de Lafcadio Hearn et que l’expression japonaise shinobi no go-ryokô pourrait être traduite en français par «voyage incognito». Au premier abord ce texte ressemble à un journal mais assez vite la chronologie se détraque. Il ressemble à un récit mais mélange des éléments documentaires. On avancera également le mot merveilleux pour approcher au plus près l’impression de flottement ou d’apesanteur. Un crépitement aérien semble révéler (photogramme), réverbérer une structure secrète et inconnue. L’océan est un paysage cinétique. Les formes se font et se défont au rythme de la respiration. Tout n’est que mouvement, émotion. On sera, à propos de Shinobi no go-ryokô, le plus strict possible en lui appliquant la définition que Borges donnait des livres de poésie : « une succession d’exercices magiques»,  mais aussi à chaque page, vous sentez l’amour.

 

Extrait :

SAT16
je pensais n’avoir pas du tout dormi quand un bébé qui tient à peine debout sur ses jambes me réveille en attrapant mon bras, je vois dans ses yeux qu’il sait très bien qui tu es et cherche à déterminer si je comprends la chance que j’ai, nous nous contentons de nous sourire car le langage freine la pensée, sans compter qu’il ne doit pas encore parler et que je suis muet, les dernières pluies ont été tellement violentes que les traces de la grande marée d’équinoxe sont presque effacées, je le sentais aussi distinctement que la forme de tes vertèbres que je suivais des doigts sous ta peau, les lignes d’algues et de coquillages disparaissent sous le sable, je suis couvert de résine de thuya et attentif à rien bute contre une méduse desséchée, j’ai beaucoup aimé quand le premier soir tu as dit enlève-moi mon slip à la place de enlève-moi ma robe

 

Presse :