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Demi-valeursVirginie Poitrasson
Présentation : En lisant Demi-valeurs, il apparaît clairement en filigrane une tentative objectiviste. Une mise en plis montrée du doigt, poser justement le doigt sur une tentative de la tentation. En quelque sorte, Virginie Poitrasson énonce (ou dénonce) dans son poème une certaine manipulation de l’image du corps de la femme ou est-ce tout simplement un procès verbal, un esclandre ? Loin du pathos ou de la leçon de morale, il s’agit là de tailler dans le vif du sujet : De quoi j’me mêle ! Et l’auteur de dire aussi hors texte en expliquant ce qu’elle propose : « Je ne revendique pas une écriture féminine mais je joue des clichés, du dispositif culturel et artificiel qui fabrique une idée de la femme et nous y enferme. Mon écriture procède par détournements pour mieux déjouer les pièges de la féminité. »
Extrait : gravillons
Presse : 60 poèmes qui seraient comme le synopsis d'un film XY, durée : 60 minutes. Un calcul de pourcentage de désintéressement en marge des fameuses 120 journées ? L'auteur a décidé de se plier en 2 au raisonnement, de se mettre en position d'écrivain pour intellectualiser la chose. Pas de simagrée, la langue parle avec la bouche pleine d'épluchures, « une contrefaçon du lysrisme / carré blanc / pour mieux dévaloriser / abécédaire / en rhizomes / j'analyse en nombre ». Ce petit livre orange serait-il un exercice de division de la « sujette / en chose », l'écriture, le quotien de ce rapport dominant-dominé, sans retenue (par qui ?) : « pour tout rapport quelle aliénation ? / … / tout est blabla / blabla blabla / j'y tiens ». Une première partie en serait la théaoire, la seconde les travaux pratiques devant la caméra : « ton sexe est mou / ma langue sèche / les mains ligotées / et après ? ». Demi-valeurs, 2 à genoux. (Christian Désagulier, CCP n°16) Du même auteur :
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