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La revanche de la pelouse

Rosmarie Waldrop


La revanche de la pelouse
Prose philosophique
Dans la collection Philox dirigée par Franck Pruja
Traduit de l'américain par Marie Borel, Françoise Valéry
paru en décembre 2012
14 x 18 cm, 88 pages
isbn : 978-2-36242-032-0
prix public : 11,50 €

Présentation :

« De la pensée qui se manifeste comme sentiment. Ces poèmes en prose questionnent mythe et histoire des sciences. Ils naviguent dans les inextricables revendications conflictuelles du corps (surtout féminin) et de l’esprit d’une part, et les sentiments dans un espace de logique et de physique d’autre part.
Tous dialogiques, ces poèmes tendent à travers un écart synaptique et souvent drôle vers un possible « tu », bien qu’il puisse s’agir, en rhétorique, d’un autre point de vue du même esprit. » (Marie Borel)


« L’un des livres de poésie les plus enrichissants… Rosmarie Waldrop tisse des fragments en une évocation personnalisée. C’est exactement le genre de connections philosophiques spécifiques dont parle Wittgenstein. » (Charles Bernstein)

 

Extrait :

J’ai pensé pouvoir atteindre le fond des choses en prenant mes distances avec la logique mais ne tombai pas plus loin que dans l’immédiat. Ici le moment vante sa rondeur parfaite et ne peut être laissé en retrait parce qu’il s’accélère avec moi, intense comme les roses qui s’ouvrent dans le noir et je me demandais toujours : les roses rouges la nuit sont-elles plus sombres que les blanches, et tous les chats gris ? Mais il faut à un moment passer d’explication à description dans l’espoir héroïque que cela mènera droit à l’expérience, le raz de marée inonde tout mon être comme la chaleur ou la pollution, même si la brume dehors semble toujours pouvoir se dissiper facilement. Un chat de n’importe quelle couleur pourrait tomber dans le creux derrière ses yeux et aussitôt bâiller d’ennui, retour aux surfaces insipides qui représentent le monde dans la forme logique nommée réalité. Mais la logique n’est d’aucun secours quand tu ne connais pas les postulats. Et de plus en plus de gens privés des plus modestes formes de propriété se promènent dans les rues. Appelle-t-on le passé parfait parce qu’il est hors de vue ? La première personne du singulier s’ouvre sur des possibilités terrifiantes qui m’arrachent peau après peau jusqu’aux larmes comme si je pelais des oignons.

 

Presse :

• JUNKPAGE mai 2013, un article signé André Paillaugue

• remue.net, 13 février 2013, quatre remarques signées Catherine Pomparat

• remue.net, 8 février 2013, un article signé Pascal Gibourg

 

Du même auteur :

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